Alors cette négo ,ça donne quoi ?

 

Lors de la dernière réunion du conseil municipal, tout en maintenant son opposition farouche au projet de cession, l’opposition a attiré l’attention de Mme Le Maire sur la nécessité de renégocier le prix de vente de l’actuelle mairie. 

« Quitte à devoir rendre les armes, a dit notre groupe en substance, vendons chèrement notre peau. Puisque le promoteur veut venir à Emmerin, qu’il en mette le prix. Au moins ne perdons pas sur tous les tableaux !».

Depuis cet appel à un sursaut d’orgueil municipal, rien… Comme si Mme Le Maire se sentait gênée aux entournures. Dame ! On le serait à moins. D’un côté il y va de son propre intérêt à ce que la vente se fasse au plus vite. Les 700 000€ du compromis de vente ont déjà été engloutis dans cette folie « howarderiesque ». Il lui faut combler un trou, que dire, un abîme, au plus vite.

De l’autre côté il y a l’intérêt des Emmerinois que nous représentons, nous, élus de l’opposition. Si on peut négocier à prix fort la revente, c’est peut-être moins de paille de rembourrage dans le colis des aînés en fin d’année, c’est peut-être plus de subventions aux associations pour leur donner le coup de pouce d’après Covid, c’est plus d’aide apportée aux Emmerinois dans le besoin »

Mais ces justes aspirations, bénéfiques au plus grand nombre, ne rentrent pas à l’évidence dans la réflexion de la municipalité; qui s’est mise toute seule dans le pétrin en dépensant d’avance les 700.000 euros promis par le promoteur, avant même que celui-ci ne lui verse le moindre euro. Ce qui permet à ce promoteur d’attendre confortablement, avant de s’exécuter, le déménagement des services municipaux aux frais des Emmerinois et, pourquoi pas, d’obtenir entretemps de la municipalité, qui ne pourra pas le lui refuser, un permis de construire modificatif qui lui soit plus favorable que celui déjà obtenu le 17 juin 2020.

Loin d’être en position de force si d’aventure s’ouvre une négociation, la municipalité ne pourra donc que quémander qu’on la paye au plus vite ! Sans obtenir quoi que ce soit de plus ! Alors, l’intérêt des Emmerinois, votre intérêt, ne pèse pas lourd dans la balance. Souvenez-vous de tout cela quand il faudra faire les comptes.

Lettre ouverte du 30 mars 2021

Madame Le Maire

Pour nous 5, qui sommes profondément attachés à notre commune, à son patrimoine, son histoire, la perspective de voir notre centre-ville dilapidé constitue un véritable crève-cœur et pour 3 raisons : 

Tout d’abord, par des générations de maires qui vous ont précédée, vous aviez reçu mission de valoriser les biens de la commune avant de les transmettre aux générations suivantes et non d’en disposer comme bon vous semblait comme s’ils vous appartenaient.

En second lieu, vous vendez ce patrimoine reçu pour financer des travaux coûteux, d’un intérêt douteux, et dont les Emmerinois ne profiteront jamais.

Enfin vous envisagez de vendre notre centre historique pour un montant de 700 000 €, somme largement sous-estimée au départ en 2018, et qui est devenue indécente depuis, au regard de l’évolution du marché immobilier observable à Emmerin.

Pour preuve : 47 maisons ont été vendues à Emmerin en 2018. Seules 4 maisons ont dépassé les 300 000€. En 2020, 2 ans plus tard, il n’y a eu que 22 maisons vendues mais 1/3 des maisons vendues ont dépassé (et pour certaines très largement dépassé !) les 300 000€. L’une d’elles , à proximité du centre ville a même atteint les 640 000€. Autrement dit pour le prix de 3 maisons, on peut se payer 2000 m², une mairie et 2,3 batiments en plus en plein centre ville.

La raison voudrait que vous renonciez à votre projet dans l’intérêt de tous les Emmerinois . Nous nous battrons encore et encore pour obtenir ce retrait.

En attendant, faute de mieux, la même raison vous oblige à renégocier un prix de vente qui n’est plus acceptable aujourd’hui. L’actualité vous en donne le devoir depuis la mi-mars comme le prévoit le compromis de vente. Les Emmerinois, d’ailleurs, ne comprendraient pas que vous boudiez une occasion de diminuer la  dette abyssale que vous avez accumulée.  Et ce  n’est pas vous qui démentirez que toute rentrée d’argent serait bonne à prendre . 

Le moment est par conséquent bien venu pour actualiser sans tarder le prix de vente, et pas qu’un peu. Aujourd’hui un montant de 1 200 000€ est plus vraisemblable, à en croire la plaquette de la Sofim qui vante le caractère exceptionnel de l’environnement.  C’est sur cette base là et pas une autre que doit impérativement négocier la municipalité.   

De notre côté notre groupe mettra tout en œuvre pour que l’intérêt des Emmerinois ne soit pas mis sous le boisseau une fois de plus. Nous attendons votre réponse.

Emmerin est très endettée mais ça ne devrait pas durer ….

Article VDN  : Franck Bazin | Publié le31/03/2021

Passe d’armes mardi soir au conseil municipal d’Emmerin autour de la situation financière de la commune. Situation intenable, dit l’opposition. Mais de très courte durée, répond la majorité.

L’opposition emmerinoise n’accepte toujours pas le choix de Danièle Ponchaux, maire du village, et de son équipe d’acheter une ancienne ferme, la Howarderie, pour en faire une nouvelle mairie, alors que l’actuelle mairie laissera place à un programme immobilier.

Mardi soir, cette opposition a marqué les débats, frontalement ou en creux. Le groupe « Emmerin, c’est vous » a voté contre le compte administratif, parce que les chiffres reflètent ce choix d’urbanisme, et, bien sûr, contre le budget 2021.

Ce déménagement est prévu cette année et rien ne devrait le retarder… sauf peut-être des recours déposés par l’opposition.

Parmi les griefs exposés, le prix de vente de l’actuelle mairie (700 000 €, fixé en 2018), jugé largement inférieur à la réalité du marché : « 47 maisons ont été vendues à Emmerin en 2018. Seules 4 maisons ont dépassé les 300 000 euros.”  L’opposition a rappelé son désaccord avec la politique d’urbanisme de la majorité.  Mais, ajoute l’opposant Guy Avinée, les choses ont bien changé depuis : « En 2020, deux ans plus tard, il n’y a eu que 22 maisons vendues mais un tiers d’entre elles ont dépassé (et pour certaines très largement !) les 300 000 €. L’une d’elles, à proximité du centre-ville, a même atteint les 640 000 €. Autrement dit, pour le prix de deux maisons, on peut se payer une mairie en bon état, les terrains qui l’accompagnent, plus deux ou trois bâtiments en plein centre-ville. »

Autre reproche, un niveau d’endettement très élevé, comme l’a pointé Patricia Vlamynck : « Au 31 décembre 2020, la commune avait un encours de dette de 3,122 millions d’euros constitués par 6 emprunts. Ce montant se traduit par une dette de 975 € par habitant, quand les communes comparables à Emmerin affichent une dette de 717 €. Le budget prévisionnel 2021 ne fera pas diminuer notre dette, qui se situera à 975 € également. »

Danièle Ponchaux et Didier Bossu, premier adjoint en charge, entre autres compétences, de la gestion financière de la commune, ont posément déminé le terrain : pas question pour eux de nier la situation de la dette communale mais il faut la replacer dans son contexte.

Les emprunts principaux sont liés à la transformation de la Howarderie, dont les travaux sont en bonne voie d’achèvement. Mais il est prévu, depuis le montage de dossier, que la revente de l’actuelle mairie permettra de financer en partie ces travaux. C’est là la destination des 700 000 € de la vente programmée, pour rembourser des prêts relais. Mais cette vente ne pourra intervenir que quand les services auront déménagé. Ce déménagement est prévu cette année et rien ne devrait le retarder… sauf peut-être des recours déposés par l’opposition, ont pointé Danièle Ponchaux et Didier Bossu.

Des investissements et de la mesure :

La Howarderie est au cœur des politiques communales. Mais pas seulement dans l’intérêt des élus et des agents, a précisé la municipalité. Non seulement la qualité du service à la population devrait être améliorée dans les nouveaux locaux (qui répondront aux normes d’accessibilité), mais encore cette opération permettra de doubler la surface de la médiathèque, d’agrandir la ludothèque, etc.

À noter que les travaux de charpente qui vont débuter sur la grange de la Howarderie, le plus vieux bâtiment de la commune, sont évalués à 900 000 €. Mais ils ne coûteront rien au village puisqu’ils sont intégralement pris en charge par l’Établissement public foncier (EPF).

Par ailleurs, d’autres investissements, certes plus modestes, sont en cours de réalisation ou de préparation. C’est le cas de la vidéosurveillance, de l’éclairage du stade (subvention demandée à la Fédération française de football), de l’informatisation de l’école (subvention demandée au ministère de l’Éducation nationale), de la préparation de la rénovation de l’école et de la refonte de l’éclairage public. Pour ces deux derniers dossiers, le conseil a voté mardi le financement d’études.

La pêche du jour fait débat …..

 

Madame Le Maire, Mesdames et Messieurs du conseil municipal

Nous n’approuvons pas le compte administratif que vous avez établi et qui vient d’être présenté, non pas qu’il soit arithmétiquement inexact, après tout, l’exactitude des données chiffrées qui le compose a été validée par d’autres instances avant nous.

Nous le rejetons pour les raisons qui ont concouru aux chiffres, constats, et résultats dont il fait état et qui le classent en tête des pires comptes administratifs que notre commune a eu à connaître depuis une bonne cinquantaine d’années.

Nous le rejetons aussi pour les conséquences néfastes que ce compte laisse entrevoir pour les années qui viennent. On s’en rendra compte en examinant les dépenses d’investissements prévues en 2021, d’une navrante sécheresse parce que vous n’avez plus les moyens de financer quelque autre action que ce soit, alors que les besoins sont là et très nombreux.

Vous présentez vos chiffres, voici les nôtres autrement plus parlants : Au 31/12/2020 la commune avait un encours de dettes de 3 122 315, 28 euros constitués de 6 emprunts. 

Ce montant se traduit par une dette 975 € par habitant quand les communes comparables à Emmerin affichent une dette de 717€. Le budget prévisionnel 2021 ne fera pas diminuer notre dette qui se situera à 975€ également. Et puisque nous parlons emprunts, il faut aussi parler intérêts :  

A ce jour il nous faudrait presque 11 années, sans rien dépenser d’autre, pour éponger cette dette. (Rappelons que 10 années constituent une ligne rouge à ne pas dépasser) et pour un montant d’intérêts qui s’élèvera à 1 171 832 euros, autant d’argent dont ne profiteront pas les Emmerinois. 

Cet encours de dette doit être comparé aux recettes de la commune. Le ratio qui en résulte doit être inférieur à 1 faute de quoi la commune dépense plus qu’elle ne reçoit pour fonctionner pendant une année. 

La strate de référence l’a compris et son ratio s’établit à 0.80. A Emmerin c’est différent. :

Si en 2018, on était endetté à hauteur de 0.59, on crève le plafond en 2019 avec 1.41, et 1.15 en 2020. Les prévisions de 2021 remontent à 1.23.  Et pour cause, au-dessus de 1, une commune s’endette et n’a plus de capacité d’autofinancement. Le prévisionnel de 2021 en témoigne.

 Et tout cela pour quoi ?

Pour quelques nouveaux bureaux, celui du maire, des adjoints, des administratifs qui n’étaient pas à la rue, loin s’en faut, et en n’hésitant pas pour y parvenir à céder à un promoteur privé dans des conditions de vente et de prix fort contestables, le centre vital de notre village . 

Face à cet endettement, face à ces dépenses injustifiées dites-nous où se trouve satisfait l’intérêt général et communal.

En 2021 très peu de dépenses d’investissement sont prévues : 2 études :  pour l’école et l’éclairage, et de la vidéo surveillance subventionnée à hauteur de 50 % et qui s’étalera sur 2 années probablement. Rien n’est prévu pour la rénovation de l’école, de la salle de sport (rénovation pourtant nécessaire et réclamée depuis longtemps par les Emmerinois), le terrain de foot et d’autres équipements servant l’intérêt de tous.

 Sur ces bases, quel avenir nous préparez-vous ?

Le règlement intérieur du conseil d’Emmerin suscite quelques remarques de la préfecture

Article publié dans la voix du nord du dimanche 7 mars 2021

 

Saisie par Patricia Vlamynck, cheffe de file de l’opposition emmerinoise, la préfecture vient de donner réponse à trois questions sur le nouveau règlement intérieur du conseil municipal. 

    Patricia Vlamynck s’étonnait de ce que le règlement prévoit que la maire peut ajouter des points à l’ordre du jour « avec l’accord à la majorité des élus présents ». Pour l’opposante, l’unanimité des présents était nécessaire. Ni l’un ni l’autre, répond l’autorité administrative. Une décision de la cour administrative de Marseille, en date de novembre 2008, fait que « aucune affaire soumise à délibération ne peut être ajoutée en cours de séance ».

24 heures suffisent

Mme Vlamynck trouvait par ailleurs que le délai de 48 heures avant la séance du conseil, pour le dépôt, par écrit, des questions orales, était inapproprié. Effectivement, répond la préfecture, qui cite deux décisions, de la cour administrative de Versailles et du tribunal administratif de Lille. L’État estime que, « dans une logique de sécurité juridique, un délai de 24 heures pour le dépôt des questions orales apparaît le mieux adapté ».

Dernier détail enfin, le secrétariat général de la préfecture précise que « le rappel dans le règlement intérieur de la nécessité, pour les élus, de respecter (la charte de l’élu local) n’est donc pas nécessaire », lecture étant faite de ce texte lors de l’installation du conseil, dans le respect du code général des collectivités territoriales.

Ces ajustements seront probablement évoqués lors de la prochaine réunion du conseil municipal dont la date n’a pas été communiquée.

Franck Bazin | Publié le 06/03/2021

 

 

 

Nous aurait-on raconté des bobards ?

Dans la précipitation la municipalité a réuni le conseil municipal tantôt pour qu’on permette à la maire de déposer une demande de subvention devant faire baisser le coût d’installation de caméras de surveillance. Une courte fenêtre s’était, semble-t-il, ouverte soudainement pour demander cette subvention et il fallait saisir notre chance là, tout de suite sous peine que cette fenêtre se referme aussitôt. On ne savait pas l’état si réactif.

Un tantinet dubitatif nous avons tenté d’en savoir plus.

On nous a répondu que le dossier était sur la table depuis 2018 et nous devions comprendre que nous agacerions l’assistance en demandant de faire le point sur le sujet le jour de la réunion. L’heure n’était pas à ce genre d’exercice et il fallait être là depuis le début. En quelque sorte, tant pis pour nous qui n’étions pas élus à l’époque !

Loin d’être hostiles à l’installation de ces caméras, nous avons cependant décidé de manifester notre mécontentement par un vote d’abstention.

Mais, à y réfléchir :

La municipalité a dit et répété qu’elle n’avançait pas seule sur ce projet et qu’elle était associée à d’autres municipalités environnantes, mutualisation oblige. Toutefois du côté de ces dernières aucune réunion à la va-vite comme à Emmerin ne paraît avoir été organisée sur le même sujet ! Elles auraient dû pourtant avoir le même réflexe, la même réactivité. Mais calme plat ! Ces municipalités auraient donc laissé passer leur chance de demander une subvention ?

Emmerin ne les a donc pas prévenues de cette soudaine opportunité. Pas de chance pour elles !  Ou celles-ci ont déjà traité leur dossier depuis longtemps sans en informer Emmerin. Bonjour l’ambiance ! Ou alors la nôtre, honteuse, s’est réveillée sur le tard, s’obligeant à nous raconter un bobard pour justifier sa précipitation ? Ne serait-ce pas plutôt çà ? Allez leur faire confiance !

Journée Internationale du 8 Mars 2021 pour la Défense des Droits des Femmes

A l’origine américaine, cette journée du 8 Mars a été « consacrée » en France en 1982, sous le mandat de François Mitterrand. Le Gouvernement de Pierre Mauroy fut le premier à établir un Ministère du Droit des Femmes.

Les Ministères ou Secrétariats d’Etat, selon, se sont succédés depuis. C’est actuellement, Elisabeth Moreno, qui dans le Gouvernement Macron, assure aujourd’hui la mission de Ministre Déléguée « Chargée de l’Egalité entre les Femmes et les Hommes, de la Diversité et de l’Egalité des chances ».

La thématique de 2021 retenue est : « Pour un futur égalitaire dans le monde de la COVID 19 », le droit de participer au processus décisionnel dans tous les domaines de la vie. Vaste programme : politique (20 femmes seulement dans le monde sont Chefs d’Etat), économique et social.

Ne nous y trompons pas : Ce n’est pas la Femme qui est mise à l’honneur ce jour, mais bien la défense de ses droits dans la société. En fait, c’est un combat quotidien et permanent qu’il faut mener, pas seulement un éclairage médiatique d’une journée illustré par des rubriques politiques ou culturelles et des actions ponctuelles éphémères !

La crise sanitaire a jusqu’ici, semble-t-il, fait plus de victimes Hommes que Femmes…Mais la pandémie risque économiquement de peser très lourdement sur l’Emploi des Femmes (ex fermeture de nombreuses enseignes habillement, parfumerie, ex hôtellerie à l’arrêt etc …) et d’aggraver la précarité et le renforcement des inégalités Hommes Femmes au travail, avec toutes ses retombées dans la vie quotidienne.

Beaucoup de luttes sont engagées pour l’égalité salariale, le partage équitable des tâches familiales et domestiques non rémunérées et l’élimination de toutes les formes de violence : violences sexuelles, harcèlement, levée des tabous sur l’inceste etc ….Les pratiques patriarcales sont loin d’avoir disparu….

Il y a beaucoup à faire pour avancer et aussi pour préserver des acquis bien mis à mal ces temps-ci.

Beaucoup à faire à l’école et dans la famille pour favoriser l’égalité Filles Garçons, beaucoup à faire pour encourager le droit à la parole, pour rappeler qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour progresser.

Affaire de tous, et pas seulement de toutes ! Mobilisation et Vigilance, donc !

 

 

Des électeurs nous ont dit …..

Un électeur emmerinois nous fait part de son dépit et de sa colère de n’avoir jamais reçu de réponse à ses courriers et autres courriels adressés à notre maire à tous. Un autre, qui ne voulait rien d’autre qu’un renseignement, un simple renseignement, s’attendait à un accusé de réception avant qu’on lui fasse réponse. Il n’a jamais reçu ni l’un ni l’autre. Un autre s’étonne qu’il ne lui soit pas possible de rencontrer Mme le maire lors d’une permanence.

A tous ces électeurs amers et désabusés, nous leur répondrons ceci :

Chers amis  
Depuis 2014, Il est de notoriété publique que Mme Le Maire a pris le parti de ne donner suite aux questions, demandes, attentes de ses administrés qu’avec une extrême parcimonie, il faut le savoir. Mme Le Maire vise d’autres desseins plus élevés qui accaparent toute son attention et ceux-ci ne souffrent pas qu’elle perde son temps à résoudre les problèmes de ses administrés, problèmes si mesquins au regard de ses hautes responsabilités.
Envoyez lui un mail. Bizarrement il n’arrivera jamais à sa destinataire ou alors la réponse vous parviendra si tard que le temps aura eu raison de votre patience. Insistez quand même, c’est notre conseil. Qui sait, peut-être enfin, comme une poignée de vos concitoyens, obtiendrez-vous enfin ce précieux rendez-vous.

Mais ne chantez pas victoire pour autant. Vous êtes là, présent, votre dossier sous le bras. Elle, non ! Attendez-vous qu’elle ait oublié l’heure du rendez-vous, qu’elle le reporte, qu’on vous dise qu’il y a malentendu, que ce n’était pas ce jour-là, ou qu’elle vienne à son rendez-vous avec un tel retard que vous aurez à peine le temps d’exposer votre cas. Et vous repartirez chez vous plus frustré qu’a votre arrivée et sans solution…Bien sûr !  

Quant à une permanence, ne cherchez plus. Tenir une permanence relève de pratiques d’avant, d’ailleurs, mais pas à Emmerin.

 

Vidéo surveillance ou vidéo protection , ne vois tu rien venir?

Coïncidence ou pas, nous en parlions récemment dans un article de notre blog et il faudra bien à un moment ou à un autre aborder à nouveau la question de la vidéosurveillance à Emmerin, de ses coûts certes mais aussi des soutiens financiers possibles de la MEL et de L’Etat .

 Ce Jeudi 18 Février 2021, à 18H, nous étions donc convoqués, exceptionnellement par mail et dans le délai franc de deux jours seulement au lieu de trois, à un conseil extraordinaire pour voter d’urgence une délibération sur le sujet. 

Le programme de la Majorité Municipale a posé ses intentions en matière d’actions pour la sécurité et pour la surveillance des espaces publics, soit !

Nous avons, en tant que Groupe d’opposition, relayé à plusieurs reprises vos inquiétudes et les nôtres, sur la multiplication des incivilités et vos ressentis en matière d’impunité. NOUS PARTAGEONS LA SENSIBILITE DE CE SUJET ET NE SOMMES EN RIEN HOSTILES A L’INSTALLATION DE CAMERAS DE VIDEO.

Mais ce qui ne va pas, une fois de plus, c’est la manière de faire. Nous sommes systématiquement écartés de tout échange et de toute réflexion partagée en amont. Pas de concertation pour vous, pas de concertation pour nous…L’ENTRE SOI TOUJOURS !

Ce Jeudi 18 Février, il fallait donc faire TRES VITE, pour respecter la date-butoir d’un appel à projet pour obtenir une subvention de l’Etat (Date connue depuis Décembre 2020 mais pas de nous …), TRES VITE, pour approuver le projet de mise en place sans aucun élément (diagnostic de sécurité, nombre et lieux d’implantation pertinents), TRES VITE pour autoriser Monsieur le Préfet à faire étudier le projet d’installation par la commission départementale adéquate…

En tant que Groupe d’opposition nouvellement élu et formé, nous estimons avoir le droit à des informations qui n’ont rien de confidentiel ainsi que de nous rappeler succinctement la chronologie du projet dès connaissance de la date butoir de l’appel à projet…et pas le jour même …

Pour toutes ces raisons, nous nous sommes abstenus de voter la délibération de cette séance exceptionnelle, toujours à huis clos à notre grand regret, pour raisons sanitaires.

POST SCRIPTUMS :Les fonds interministériel et métropolitain possibles sont en augmentation et c’est une bonne nouvelle; ce qui pour un investissement total estimé à 148.800 € fixerait la part restant à payer pour la commune à 49.600 € ; une somme de laquelle pourrait être déduite le remboursement partiel de la TVA payée au taux de 20 % sur le montant total de l’investissement et remboursée ensuite à la commune par le FCTVA (Fonds de compensation de la TVA) au taux d’environ 16 %.

Nous vous invitons pour mémoire à jeter un œil à nos précédents billets : « le syndrome de la vitre brisée, il n’y a pas de fumée sans feu, on ne nous dit pas tout »

Quant à la concertation systématique promise dans le programme de la Majorité pour tout nouveau projet, on la cherche ! 

Nous aurions aimé voir organiser un atelier d’échanges avec les Emmerinois sur le sujet : oui les caméras ont des effets dissuasifs, mais ce n’est pas non plus la panacée universelle, il faut en parler d’une manière réaliste pour éviter les déceptions. Certains la considèrent comme une atteinte aux libertés individuelles et à la vie privée, ils ont aussi le droit de le faire savoir….

 

 

 

 

Et si on faisait un choix différent?

A St Martin du Var, le maire (Hervé Paul) achète des terrains pour soutenir l’agriculture biologique et contrer la bétonisation de sa commune ; pas question pour lui de voir disparaitre les agriculteurs de leurs terres au profit de structures immobilières. L’objectif de ce rachat de terres est d’aider les agriculteurs à s’installer et participer à l’économie locale.

Ailleurs en France, des communes défendent leurs terres agricoles :

En alsace, à Ungersheim, la mairie rachète des parcelles céréalières pour les mettre à disposition d’associations de réinsertion.

A la ferme du Mouans Sartoux dans les Alpes maritimes ; la marie a racheté une ferme et emploie un agriculteur chargé de cultiver les terres, cette propriété de 4 Ha a été racheté avant qu’elle ne soit absorbée par un promoteur immobilier.

A la ferme d’Hantay dans les Hauts de France (900 habitants) le maire a fait modifier le PLU pour trouver des terres pour des porteurs de projets désirant créer leur activité, cette modification du PLU a permis de convertir une zone artisanale en zone agricole ; une AMAP a été créée.

Il existe des dizaines et des dizaines d’autres initiatives comme celles -ci partout en France, initiatives qui permettent de favoriser l’agriculture biologique, le commerce de proximité et ralentissent la bétonisation à outrance des zones rurales.

A Emmerin, dès qu’un petit morceau de terrain se libère, on préfère le vendre et y couler du béton ……